Couvre-feu et ouverture des commerces

Face à la perspective d'un troisième confinement, les Présidents du réseau des CCI dont Michel BOSSI Président de la CCI du Tarn se mobilisent et invitent le Gouvernement à réfléchir à des mesures qui leur semblent essentielles

Actualité CCI du Tarn - Couvre-feu et ouverture des commerces

 

Face à la perspective d'un troisième confinement, les Présidents du réseau des CCI auxquels je me suis associé ont souhaité insister auprès du Gouvernement sur la nécessité :

 

De conserver les écoles ouvertes :

En effet une fermeture des établissements aurait inévitablement un impact sur l'activité économique. S’il doit y voir un confinement, il faut qu’il soit le plus court possible parce que l'économie française est en difficulté, certains secteurs sont à l'agonie.

 

 

De maintenir le « quoi qu'il en coûte »

Si 75% de l'économie paraît tourner à peu près correctement et 5% fonctionner même très bien, il reste presque ¼ des entreprises qui souffre - c’est à dire toute l'économie présentielle et ses fournisseurs. Pour cette partie de l’économie, les aides ne sont pas toujours suffisantes et moralement c'est très difficile de ne pas avoir d'horizon. Pour les restaurateurs, il faut continuer à leur apporter des aides à 100%. C'est normal, car c'est l'État qui leur a imposé une fermeture.

 

 

De laisser les commerces ouverts et de ne pas retomber dans ce débat un peu absurde de commerce (ou entreprises de service) non essentiel/essentiel que l'on a eu au mois de novembre.

Maintenir l'ouverture des commerces en cas de reconfinement, pour des raisons économiques mais aussi parce que les commerçants sont moralement extrêmement atteints. Nous avons dans le Tarn des commerçants qui sont responsables et font attention à tous les protocoles sanitaires. Ils ont mis en place toutes les mesures successives.

Je souhaite que les commerces restent ouverts, si un nouveau confinement est décidé à très court terme par le gouvernement, nous allons tuer les soldes , une des seules soupapes pour les commerçants qui ont la possibilité d’écouler leurs stocks – Les soldes doivent se poursuivre jusqu'au 16 février.

 

 

De réactiver certaines « mesures dérogatoires »,

notamment pour autoriser le « click and collect » auprès des restaurants qui ne peuvent plus proposer ce service en raison du couvre-feu à 18h.

Selon les données des CCI des régions où le couvre-feu a été imposé de manière anticipée, - comme Nice ou Aix-Marseille -, la baisse moyenne de chiffre d'affaires pour les commerces est à peu près de 25%, et le « click and collect » a chuté de plus de 50%.

 

Partager cet article :